Publié le 16 Novembre 2017

16 NOVEMBRE 2017 :

URGENT - Le Sénat rétablit en commission les crédits de France Médias Monde - URGENT - Le Sénat rétablit en commission les crédits de France Médias Monde - POUR PLUS D'INFOS : SÉNAT - Communiqué de la Commission des finances - PLF 2018 - Audiovisuel public

 

Ministère de la culture - Contribution ministérielle aux travaux du CAP 2022

Ministère de la Culture - Contribution ministérielle aux travaux du CAP 2022

Le document du ministère de la Culture, révélé par “Le Monde”, qui montre la volonté de l’exécutif d’envisager une réforme de l'audiovisuel public sans tabou. 

 

Terra Nova - Réforme de l'audiovisuel public - Mathieu Gallet

 

Note de TERRA NOVA et de Mathieu Gallet : Transformation numérique, synergies agiles, responsabilité démocratique - Trois enjeux pour les médias publics

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Rédigé par CFTC

Publié le 30 Octobre 2017

Quel avenir pour France Médias Monde ?
Dans le cadre du projet de loi de finances 2018 et des crédits accordés à l'audiovisuel public, la CFTC de France Médias Monde a été entendue le 26 octobre par la commission de la Culture, de l'éducation et de la communication du Sénat. Cette audition intervient dans un moment crucial où l’exécutif fait de la maîtrise des dépenses publiques une priorité.
 
UN BUDGET REVU A LA BAISSE
 
Notre délégation syndicale a vivement exprimé le sentiment d’incompréhension et les inquiétudes des salariés quant à la baisse du budget initialement prévu par le COM (le Contrat d’Objectifs et de Moyens 2016-2020 signé entre France Médias Monde et l’Etat).
 
La CFTC a contesté cette baisse de budget qui vient fragiliser nos médias dans un paysage concurrentiel de plus en plus vif et face à des concurrents disposant de moyens financiers bien supérieurs.
Nos mesures d’audience affichent une constante progression dans une zone de diffusion qui compte maintenant 180 pays. Ces résultats sont le fruit du travail acharné et de l’implication sans faille des salariés de France Médias Monde qui sont pressés de produire toujours plus et qui sont aujourd’hui parmi les plus polyvalents de l’audiovisuel public.
 
Pousser plus loin cette logique de « polyvalence » aurait un impact négatif certain sur la qualité de nos antennes et mettrait à mal une organisation du travail qui a déjà réalisé tous les gains de productivité possibles. 
 
VERS UN REGROUPEMENT ?
 
Depuis quelques années, des voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses, pour réclamer le regroupement de l'ensemble des acteurs de l'audiovisuel public au sein d'une même entité, une sorte de BBC à la française. La CFTC est farouchement opposée à la création d’une structure commune qui fournirait des contenus et journaux (tv et radio) clés en main à des marques qui se verraient ainsi réduites à de simples canaux de diffusion.
 
Un tel scénario, s’il venait à se concrétiser, serait extrêmement préjudiciable à l’indépendance et la pluralité de l’information, dans un pays où l’essentiel des médias est déjà sous le contrôle d’une poignée de grands groupes industriels
 
Plutôt qu’un regroupement, la CFTC soutient la création d’un Comité de pilotage stratégique qui réunirait présidents et acteurs principaux des différents groupes pour définir une politique transverse cohérente axée sur des projets communs.  Il permettrait par ailleurs d'augmenter le nombre de productions internes en mutualisant une partie des coûts et s'emploierait à mieux valoriser les contenus spécifiques sur l’ensemble des antennes et plateformes numériques publiques
 
Notre proposition est le reflet de notre vision réformiste globale et de notre volonté de voir fédérer les différentes composantes de l’audiovisuel public autour d'une ambition commune respectant l’identité et la spécificité de chaque acteur.
 
LE MONDE NOUS REGARDE... L’AVENIR AUSSI !
 
Lors de l’audition, la CFTC a insisté sur l’importance, voire la nécessité d’une réforme en profondeur de notre mode de financement. Ce dernier doit s’adapter à la réalité des nouveaux usages numériques et garantir la prévisibilité et la pérennité du financement de l’audiovisuel public et ainsi lui permettre de relever les défis auxquels il fait face.
 
Les salariés de France Médias Monde s’acharnent à faire leurs métiers avec sérieux et professionnalisme, dans un environnement en pleine mutation et en l’absence de cap clairement fixé par un État-actionnaire dont les ambitions stratégiques pour notre entreprise sont parfois difficiles à décrypter.
 
Avant d’envisager telle ou telle restructuration, l’État se doit de clarifier les missions qu’il entend confier à son audiovisuel extérieur, lequel participe activement au rayonnement de la France et à la diffusion de ses valeurs partout dans le monde.

Dans la presse : 

La commission des finances du sénat rétablit les crédits de France Médias Monde

(16/11/2017) Le Sénat rétablit en commission les crédits de France Médias Monde

Le Sénat a rétabli jeudi en commission des Finances les crédits du groupe France Médias Monde au niveau prévu par son contrat d'objectifs et de moyens (COM) dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2018, a annoncé la commission.

 

Réforme de l'audiovisuel public

(14/11/2017) Audiovisuel public : le plan plus si secret du gouvernement pour tout faire péter

Et si l’audiovisuel public se trouvait à la veille d’un nouveau big bang ? D'après un document de travail du ministère de la culture révélé hier après-midi, le moins que l’on puisse dire est que le gouvernement envisage l’avenir de France Télévisions, de Radio France, de France Médias Monde et de l’INA sans aucun tabou.

 

Réforme de l'Audiovisuel public

(14/11/2017) Audiovisuel: la ministre de la Culture veut porter plainte après la divulgation d'un document interne

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé lundi soir son intention de porter plainte contre X après la publication de documents "internes", "non validés", contenant des "pistes de travail" pour réformer l'audiovisuel public.

 

Réforme audiovisuel public

(13/11/2017)  Rassembler France Télévisions et Radio France, supprimer France Ô : les pistes choc du ministère de la culture

La « contribution au Comité Action Publique 2022 » que « Le Monde » s’est procurée veut réformer en profondeur l’audiovisuel public. « C’est un document de travail », dit le ministère.

 

Réforme de l'audiovisuel public

(13/11/2017) L'INA propose de bâtir une plateforme VOD commune avec France Télévisions

L'Institut national de l'audiovisuel (INA) veut se rapprocher de France Télévisions pour construire en commun une plateforme publique de vidéo à la demande, a indiqué l'institut au gouvernement .

 

 

Réforme audiovisuel public

(31/10/2017) Les patrons de l'audiovisuel public invités à plancher sur une réforme

Après avoir évoqué une «fusion», selon Gérald Darmanin, ou une «coopération», selon Françoise Nyssen, entre France 3 Régions et France Bleu, le gouvernement passe à une nouvelle étape: celle de la consultation.

 

Réforme de l'Audiovisuel public

(09/11/2017) Mathieu Gallet : la réforme de la redevance s'impose

Mathieu Gallet, PDG de Radio France, a quinze jours pour rendre au gouvernement ses propositions de réforme de l'audiovisuel public. Il propose notamment une réforme de la redevance.

 

Revue de presse de France Médias Monde et de l'audiovisuel public - CFTC

 



(16/11/2018) Commission des finances -PLF 2018 - Audiovisuel public

« Le Rapporteur de la mission Médias, Livres et industries culturelles  a mis en évidence les difficultés du groupe France Médias Monde en raison de la diminution de sa dotation par rapport au contrat d’objectifs et de moyens (COM). La commission des finances a ainsi adopté, sur sa proposition, un amendement qui augmente la dotation proposée par le Gouvernement pour 2018 de 1,9 million d’euros, pour la rétablir au niveau prévu par le COM.

La baisse des ressources publiques de l’audiovisuel extérieur en 2018 conduirait la direction de France Médias Monde à devoir réaliser des économies sur certaines des missions du groupe, et donc à revoir sa couverture internationale à la baisse.

Il est au contraire nécessaire de préserver l’exercice des missions de France 24, dans un contexte international où la solidité et la crédibilité de l’outil audiovisuel extérieur sont un atout pour la diplomatie d’influence française.

La commission des finances a donc décidé de diminuer, pour un même montant, les crédits de la dotation de France Télévisions, davantage en capacité d’absorber cet effort sans remettre en cause les missions qui lui sont assignées, pour laisser à France Médias Monde le temps utile pour conduire une réflexion stratégique d’ensemble et évaluer des mesures d’économies adaptées. »


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Rédigé par CFTC

Publié le 28 Juin 2017

Pigistes, intermittents, correspondants : le point sur les négociations

À la suite de la grève à FMM du 15 juin et du débrayage des correspondants de RFI les 24 et 25 juin, la CFTC se félicite de la mobilisation de l’ensemble des partenaires sociaux autour de la question de la précarité à France Médias Monde.

 

La direction a reçu toutes les organisations syndicales représentatives pour évoquer le climat social à FMM et, notamment, la question des salariés non-permanents.

 

La CFTC a toujours soutenu et réclamé la réduction de cette précarité à travers une politique d’embauche qui répondrait aux besoins de notre entreprise. Les dispositions appliquées à France 24, RFI et MCD doivent être les mêmes. Le recours aux CDD doit être la règle pour le remplacement des journalistes permanents.

 

Par ailleurs, les journalistes rémunérés à la pige et les intermittents doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions de travail que leurs collègues permanents. À ce sujet, la CFTC se félicite que la direction ait accédé à sa demande d’appliquer aux pigistes et intermittents de France 24 le barème d’indemnisation du travail de nuit du nouvel accord d’entreprise. Nous demandons l’extension de cette mesure à l’ensemble des salariés non-permanents de France Médias Monde.

 

Les négociations sur un accord spécifique aux journalistes rémunérés à la pige et aux intermittents du spectacle reprennent la semaine prochaine. Comme nous l’avons fait jusqu’à présent, nous inviterons des collègues à faire valoir leurs revendications et nous donner leurs avis.

 

La CFTC demande en priorité :

 

  • Le règlement sans délai des retards de paie ;

 

 

  • La revalorisation de l’ensemble des barèmes de piges (radio et télévision / correspondants RFI et France24/MCD) et du barème des intermittents du spectacle, dont les forfaits n’ont pas été réévalués depuis 10 ans pour certains d’entre eux ;

 

  • Le paiement de la prime d’ancienneté et du 13ème mois pour les pigistes ;

 

  • L’encadrement des conditions de passage du CDDU au CDI pour les intermittents ;

 

  • La définition des conditions de fin de collaboration de longue durée pour les pigistes et intermittents ;

 

  • Des réponses concrètes sur les cotisations sociales et la couverture des non-permanents basés à l’étranger ;

 

  • L’identification de référents pour chaque pigiste, intermittent et correspondant afin d’assurer le suivi de leur travail, leur faire un retour d’expérience et être un contact direct lorsqu’ils rencontrent des difficultés ou se posent des questions ;

 

  • La mise en place d’actions de formation pour les non-permanents.

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Rédigé par CFTC

Publié le 20 Juin 2017

 

La présidente directrice générale de FMM ainsi que le directeur général délégué, la directrice des ressources humaines et le directeur des technologies de FMM ont reçu une délégation des personnels de France 24 à la suite du mouvement de grève initié par la CFTC. La délégation comprenait un représentant de la CFTC. Bien entendu, le directeur de France 24 n’était pas présent et nous lui souhaitons un très bon et prompt rétablissement.

 
FONCTIONNEMENT DES RÉDACTIONS
 
Lors de cette réunion qui a duré près de cinq heures, les salariés des différents services et corps de métier ont exposé les raisons de la colère au sein de France 24. Ils ont souligné, service par service, les dysfonctionnements qu’ils subissent au quotidien, le manque de moyens humains et matériels, les problèmes de communication, le déficit de reconnaissance des efforts du personnel, le déclin des vocations, la faiblesse des synergies entre différentes rédactions de la chaîne, etc. Ils ont également demandé une réflexion profonde des modes de fonctionnement de France 24 afin de retrouver notre élan.
 
La Direction a réitéré son engagement de procéder à une réorganisation de la Direction de la rédaction de France 24 après la désignation officielle de notre PDG. La Direction propose de discuter de cette réorganisation, à laquelle elle réfléchit déjà, lors de la grande réunion annoncée par le Directeur de la chaîne pour le 28 juin*. (*reportée au 6 juillet)
La délégation a d’ores et déjà formulé plusieurs propositions concrètes visant à améliorer le fonctionnement de la chaîne.
 
Plus de détails seront communiqués ultérieurement par les représentants de chaque service et corps de métier.
 

APPLICATION DE L'ACCORD D'ENTREPRISE

 
Les représentants des salariés ont également insisté sur la nécessité d’appliquer l’accord d’entreprise signé le 31 décembre 2015,notamment pour ce qui concerne la récupération des jours fériés pour le personnel en cycle, l’allégement du temps de travail pour les cycles à forte pénibilité et l’application des primes forfaitaires des vacations de nuit à tous les salariés permanents et non permanents, y compris en mission.
 
  • La direction a d’ores et déjà annoncé qu’elle versera aux pigistes et intermittents du spectacle, sur la paie du mois de juin, les nouvelles primes de nuit, et ce, rétroactivement au 1er janvier 2017. Elle dit vouloir leur appliquer à partir de maintenant le nouveau barème, au même titre que les salariés permanents. La direction s’engage également à réexaminer, en priorité, lors des négociations en cours, la réévaluation du barème des piges dans l’entreprise.
  • S’agissant des salariés en mission, la direction se dit prête à étudier leur situation et explorer des solutions. Mais elle doit en premier lieu évaluer leur coût budgétaire.
  • Concernant les procédures de recrutement et la publication des appels à candidature, la Direction reconnaît que cela doit être la règle mais admet qu’il peut y avoir des exceptions pour des situations individuelles spécifiques.
  • La direction est également prête à formaliser les critères objectifs permettant la reconnaissance et la valorisation de l’expérience des journalistes étrangers lors de leur embauche.
  • La direction doit déterminer les conditions permettant de mettre en place les entretiens annuels pour tous les salariés.
  • S’agissant de la baisse du temps de travail, la direction a confirmé son souhait de mettre en place rapidement les nouveaux cycles. Néanmoins, le nombre de jours de baisse sera inférieur à celui prévu par l’accord car il intégrera le gain de jours permis par les semaines de congés "fractionnables". La Direction a réitéré sa promesse de donner aux salariés les jours de pénibilité dont ils n’ont pas bénéficié en 2016* (* Ainsi que sur 2017, comme annoncé depuis en CHSCT). Ils pourront soit les mettre sur le futur compte épargne-temps (CET), soit se les faire payer. Nous n’avons toutefois aucune date pour l’application concrète de cet engagement.
  • Enfin, concernant les jours fériés, la direction campe sur sa position et propose simplement de discuter après la mise en place des nouveaux cycles de la possibilité de donner aux salariés la main sur les récupérations liées aux jours fériés, en échange de l’allongement des cycles.
 
Aujourd’hui, la direction a pu constater par elle-même la réalité du profond malaise ressenti par les salariés. Un diagnostic pourtant relayé depuis des mois par les représentants CFTC dans les différentes instances représentatives du personnel.
 
A la suite de cette réunion avec la délégation des salariés qui se voulait constructive, la CFTC veut croire que la direction a enfin entendu les problématiques exposées et qu’elle y apportera des solutions concrètes dans les plus brefs délais. Dans cette attente, nous déciderons, en accord avec les salariés, des suites à donner au mouvement engagé.

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Rédigé par CFTC