Publié le 16 Juin 2017

Très forte mobilisation des salariés  pour la journée de grève

La journée d'action du 15 juin aura été couronnée de succès.

En fin d'après-midi, plus de 60 % des personnels planifiés à la rédaction et à la technique de France 24 se sont déclaré grévistes, chiffre auquel il faut ajouter les personnels des rédactions de RFI et de MCD ainsi que des fonctions supports.

De très nombreux salariés non grévistes ou qui n'étaient pas planifiés ont également affiché publiquement leur soutien au mouvement et nous les en remercions. La cagnotte mise en place continue de récolter des dons qui serviront à compenser une partie des efforts consentis par les plus bas salaires et les pigistes.

Espérons qu'à l'issue de cette journée , la direction a enfin pris conscience de la détermination des salariés et de leur capacité à se mobiliser pour défendre leurs droits. Elle doit maintenant avoir à coeur d'écouter leurs revendications légitimes.

Nous regrettons que nos appels aux autres syndicats n'aient pas été étendus mais nous restons convaincus que nous pourrons néanmoins travailler ensemble dans l'intérêt de tous.

Cette journée de crise révèle un profond mal-être et met en lumière le décalage entre ce que perçoit la Direction et la réalité que vivent les salariés au quotidien. La direction doit le comprendre et agir pour nous permettre de repartir sur de bonnes bases et d'aller de l'avant, dans un respect partagé et une écoute mutuelle.

Pour l'instant la Direction n'a pas repris contact avec nous. Cette journée n'est qu'une étape. Nous vous tiendrons informés de la suite des événements.

La CFTC de FMM

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Rédigé par CFTC

Publié le 15 Juin 2017

Grève à France Médias Monde

Merci à tous les salariés, de tous les services et de toutes les antennes, qui ont décidé de faire entendre leurs voix en suivant l’appel à la grève. Merci également aux très nombreux collègues de tout FMM qui nous ont transmis des messages de soutien et qui regrettent de ne pas être en poste aujourd’hui pour faire grève. Merci aux collègues de RFI et de MCD, qui se retrouvent aussi dans les revendications de ce mouvement et qui se sont joints à la grève.
 

Le mouvement se poursuit jusqu’à 23h59 aujourd’hui. Soyez nombreux à vous mobiliser jusqu’au bout. Continuez également à participer à la cagnotte pour soutenir les collègues grévistes.
 
Cette mobilisation est un signe fort de la détermination des salariés de FMM à améliorer leurs conditions de travail et à faire respecter leurs droits. 

Ce mouvement, même s’il a été lancé par la CFTC, est avant tout le vôtre. Les revendications des salariés vont au-delà des sensibilités syndicales. Cette mobilisation vous appartient à vous et à vous seuls. Nous appelons donc tous les syndicats représentatifs au sein de FMM à donner encore plus d’élan à cette mobilisation et à rejoindre le mouvement, dans l’intérêt général. 
 
C’est l’occasion de mettre de côté nos différences pour mettre en avant ce qui nous unit : la défense des intérêts des salariés. Nous sommes, comme toujours, ouverts à la discussion.
 
Depuis cette nuit, plusieurs d’entre vous ont exprimé le souhait de donner suite à cette grève de 24h. Nous sommes à votre disposition pour convenir ensemble de cette suite. La porte est ouverte à tous les autres syndicats qui veulent se joindre à la CFTC et aux salariés mobilisés pour faire front commun et arrêter de croire les fausses promesses de la direction.
 
Nos élus sont présents sur le site jusqu’à la fin de cette grève. N’hésitez pas à venir vers nous pour discuter de toutes les options.
 
Si la Direction refuse d’entendre les revendications portées par la CFTC, elle pourrait au moins daigner écouter directement les salariés en grève depuis 00h01 aujourd’hui. Faire la sourde oreille et attendre que la tempête passe ne règlera certainement pas les problèmes. 
 
Il est grand temps d’écouter les salariés et de répondre enfin à leurs revendications !

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Rédigé par CFTC

Publié le 9 Juin 2017

Grève à France Médias Monde le 15 juin

 La section CFTC de France Médias Monde appelle les salariés à cesser le travail, le jeudi 15 juin 2017 de 00h01 à 23h59.  

 

Malgré les nombreuses alertes de la CFTC, la Présidence de FMM s’obstine à ne pas appliquer les dispositions du nouvel accord d’entreprise du 31 décembre 2015 à l’ensemble des salariés. Certaines mesures sont retardées, d’autres réinterprétées de manière systématiquement défavorable aux salariés. 

À cela s’ajoute la mise en place absolument désastreuse d’Open Media, le nouvel outil de travail des équipes rédactionnelles de France 24. 

Enfin, l’organisation actuelle des rédactions de France 24 génère de nombreux problèmes de communication et de management entre les différents directeurs et leurs équipes. 

 

  • ​​​​​​​Malgré la mise en demeure envoyée par la CFTC à la direction de FMM le 15 mai 2017 demandant le respect des dispositions de l’accord d’entreprise, aucune réponse ne nous est parvenue. À ce sujet, nous rappelons nos revendications qui font l’objet du présent préavis de grève : 

- L’application des dispositions relatives à la récupération des jours fériés travaillés par les salariés en cycle de France 24, comme c’est le cas pour leurs collègues des autres rédactions de FMM.

- La mise en œuvre de la baisse du temps de travail pour les cycles soumis à une forte pénibilité. Nous demandons par ailleurs à la Direction d’octroyer dès maintenant aux salariés les jours de récupération dont ils auraient dû bénéficier pour l’année 2016 et la première moitié de l’année 2017.

- L’application rétroactive au 1er janvier 2016 des dispositions relatives à l’indemnisation du travail de nuit (primes) aux journalistes rémunérés à la pige et aux intermittents du spectacle.

- L’application des modalités de fixation du montant de la prime d’ancienneté des journalistes.

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  • La direction a décidé de changer le logiciel utilisé par les équipes rédactionnelles de France 24 et a opté pour OpenMedia. Les graves dysfonctionnements qui affectent le fonctionnement de l’antenne et les conditions de travail des salariés trahissent un manque évident de préparation et d’anticipation. La mise en place trop rapide de ce logiciel génère des tensions supplémentaires pour les équipes et les empêche de faire leur travail correctement. Le personnel de la maintenance, qui fonctionne déjà à flux tendu et fait face à une surcharge de travail quotidienne, se retrouve en première ligne pour empêcher le naufrage, sans que leur hiérarchie ne semble prendre la mesure de la situation. À ce sujet, nous demandons :

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- La mise en place rapide d’une solution efficace permettant aux salariés de travailler dans de bonne conditions.

- Le recrutement sans délai de deux ressources supplémentaires pour les équipes de maintenance et de Broadcast TV pour faire face à une charge de travail qui n’a cessé de croître ces 10 dernières années, et à l’élargissement de leur périmètre d’intervention.

 

  • Enfin, les dysfonctionnements se multiplient dans toutes les rédactions de France 24. Le manque de communication, les ordres et contre-ordres incessants entre les différents directeurs, l’absence de management clair, le flou concernant la direction de la rédaction arabophone… La situation exige une remise en question de l’organisation actuelle des rédactions​​​​​​​

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- Nous demandons donc l’ouverture d’une discussion sur une organisation plus efficace dans l’optique d’assurer la cohérence et la qualité des antennes de France 24, tout en offrant aux salariés de meilleures conditions de travail. 

 

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Rédigé par CFTC

Publié le 7 Juin 2017

Hold-up sur les Négociations salariales 2017

L’édition 2016 des négociations obligatoires sur les salaires a laissé un goût amer à de nombreux salariés dont la rémunération stagne depuis plusieurs années.

En 2017, la situation sera pire !

Avant même le début des NAO, le budget global consacré à l'augmentation de la masse salariale est déjà amputé de moitié.

En plus de contribuer à la réduction des inégalités, cette chétive enveloppe doit également servir aux mesures individuelles, à la revalorisation du barème des piges, à la revalorisation des forfaits des intermittents du spectacle et à tout type de mesures sociales.

In fine, la part réservée aux augmentations individuelles en 2017 est presque deux fois moins importante qu’en 2016 !

Comment en est-on arrivé là ?

En plus du budget annuel alloué à l’augmentation de la masse salariale, la direction nous fait miroiter depuis des mois cette fameuse “enveloppe de résorption des disparités” de 200 000 €/an pendant 4 ans, négociée de haute lutte dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens 2016-2020.

Pour mettre les choses en perspective, cette enveloppe représente moins de la moitié du budget consacré les années précédentes aux mesures individuelles. Dès lors, on se doute bien qu’elle ne permettra pas de résoudre tous les problèmes d’un coup de baguette magique.

Mais la Direction ne s’arrête pas là. Incapable d’appliquer le nouvel accord d’entreprise qu’elle n’a pas su correctement budgéter, elle cherche maintenant à récupérer de l’argent sur le dos des salariés !

Chose absolument impensable dans une entreprise soi-disant bien gérée, la Direction a carrément oublié de financer plusieurs mesures de l’accord (travail le dimanche, minima salariaux de la nouvelle grille de classification, etc.) et a donc décidé de se servir dans la caisse des NAO.  

Une situation inacceptable

Le climat social est de plus en plus tendu à FMM en raison du sentiment d’injustice croissant entre les différentes équipes, conjugué aux difficultés d’application de l’accord d’entreprise et de transposition dans le nouveau système. Les NAO devaient pourtant être l’occasion d’entamer sérieusement le chantier de la résorption des inégalités :

  • Comment expliquer, en effet, que l’on confie plus de responsabilités et de travail à quelqu’un tout en lui précisant que son augmentation ne sera pas pour tout de suite ?
  • Comment justifier que les présentatrices de France 24 gagnent entre 20 et 30 % de moins que leurs collègues masculins, à expérience égale ?
  • Pourquoi les TCR de la Brigade sont-ils moins rémunérés que leurs collègues “sédentaires” ?
  • Pourquoi, à ancienneté égale sur le même poste, certains perçoivent-ils jusqu’à 30 % de moins que le salaire moyen ?
  • Comment expliquer aux centaines de pigistes et d’intermittents qui font tourner nos antennes que leur rémunération risque de stagner encore et encore ?

 

Ouketi, ouketi ?

Pour tenter de faire passer la pilule, la direction rivalise d’ingéniosité et propose, pêle-mêle, de négocier un plan pluriannuel, fusionner les NAO 2017-2018 ou encore ne pas accorder de mesures individuelles en 2017 pour consacrer l’intégralité du budget à la résorption des inégalités.

La CFTC estime que les salariés n’ont pas à faire les frais des erreurs de gestion de la direction et lui demande de ne pas utiliser le budget des NAO pour financer les mesures de l’accord d’entreprise.

Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ces négociations.

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Rédigé par CFTC