Publié le 1 Mars 2017

Vous êtes nombreux à nous avoir signalé ne pas avoir perçu les nouvelles primes de nuit prévues par l'accord FMM à partir du 1er janvier 2016, notamment la prime de 20 € après 22 heures et de 30 € après minuit. Il vous a été répondu que « le nouvel accord et nouvelles primes ne s’appliquent pas aux pigistes et intermittents».

Il s’agit, là encore, d’une interprétation aussi déloyale qu’erronée de l’accord d’entreprise que la CFTC dénonce avec force.

La CFTC vient d'interpeller la direction en lui indiquant que le nouvel accord ne saurait exclure les pigistes et intermittents de son champ d'application s'agissant du nouveau barème des primes de nuit. Ce que la DRH avait toujours confirmé lors des négociations en 2015.

Il s'agirait-là d'une discrimination pure et simple. Nos médias sont portés par des centaines de pigistes et d'intermittents et il serait parfaitement inacceptable de les traiter comme des collaborateurs de seconde zone. La pénibilité du travail de nuit se vit-elle différement lorsque l'on est intermittent ou bien rémunéré à la pige ?

Nous avons par ailleurs démontré que l'accord d'entreprise, dans son article I/1.1 n'exclut pas les pigistes de son champ d'application. N'ayant pas de réponse à nous opposer, la direction s'est contentée de nous écrire qu'elle reviendrait très vite vers nous.

En attendant, la CFTC a saisi son avocat qui est alerté et se tient prêt à agir si la direction ne confirme pas l'attribution des primes de nuit prévues par l'accord FMM à TOUS les collaborateurs qui doivent en bénéficier.

Nous invitons tous les pigistes et intermittents qui ont eu cette réponse à nous solliciter au plus vite à cette adresse.

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Rédigé par CFTC

Publié le 20 Février 2017

 


Vous êtes nombreux à nous contacter après avoir reçu votre bulletin de salaire de janvier et constaté que les dispositions de l'accord d'entreprise vous ont été appliquées…alors que vous n'avez pourtant rien signé ! 

La direction a décidé unilatéralement de faire basculer tous les salariés dans le nouveau système, mais chacun peut encore décider ce qu'il/elle souhaite faire : signer l'avenant et entériner les nouvelles modalités ou bien revenir à l'ancien système rétroactivement au 1er janvier 2017. 

Si vous décidez de signer, nous vous conseillons d’apporter des précisions à certains points. Il faut alors demander un rendez-vous aux RH afin de valider ces changements. N'hésitez pas à vous faire accompagner par un représentant CFTC.

  • Nouvelle grille de classification des métiers :

- Si votre nouvel intitulé de fonction est trop vague ou ne correspond pas à la réalité, vous pouvez demander à le préciser, en ajoutant la direction à laquelle vous êtes rattaché(e) ou bien votre domaine de compétences. Exemple : Chargé(e) de gestion - Direction des affaires juridiques. 

- Si vous pensez que ce nouvel intitulé ne correspond pas à ce que vous faites, vous pouvez demander à ce que votre fiche de poste soit annexée à l'avenant. Dans ce cas, elle fera partie intégrante du contrat au même titre que les dispositions du contrat « principal ».

- Enfin, si vous estimez que votre positionnement dans la nouvelle grille de classification ne correspond pas à votre niveau d'expérience (Ex : vous êtes chroniqueur - niveau 7 alors que vous estimez devoir être chroniqueur confirmé - niveau 8) vous pouvez demander un re-positionnement. Sachez cependant qu'à cause de l'accord de transposition, votre rémunération resterait strictement identique puisque l’entrée dans la nouvelle classification se fait à salaire constant.

  • Temps de travail des personnels en cycles :

A FMM, le temps de travail à temps plein est fixé à 204 jours ou 1582 heures/an. Certains ont néanmoins un temps de travail effectif inférieur, en fonction du service auquel ils sont affectés. La Direction a décidé de ne pas faire référence à ces organisations du travail spécifiques. Nous pensons que la signature de cet avenant est  l'occasion de clarifier la situation et de sécuriser les droits des salariés.

Notre avocat suggère d’ajouter : « Les personnels cyclés soumis au forfait annuel de 204 jours auront pour référence annuelle la durée du cycle qui leur est applicable en compensation de la pénibilité des rythmes de travail, sans baisse de rémunération. »

  • Congés payés des journalistes en cycles  de France 24 :

Les journalistes de France 24 sont invités à renoncer à leur 6ème semaine de congés payé en échange de 7 jours de RTT. Il est pour nous essentiel que cette contrepartie soit explicitement mentionnée dans l'avenant.

Notre avocat suggère cette formulation : « Monsieur/Madame X renonce aux termes des présentes, au bénéfice de la 6ème semaine de congés payés (7 jours calendaires) attribuée aux journalistes de France 24 et constituant un avantage individuel acquis. Il/Elle bénéficie en contrepartie de 7 jours de RTT par année civile, qui peuvent être posés librement avec accord de sa hiérarchie. En cas de départ de l’entreprise, les jours de RTT qui n’auraient pas été posés seront payés dans le cadre du solde de tout compte. »

  • Convention de forfait en jours (article 3 de l'avenant) : 

Alors que depuis plusieurs années des dizaines de salariés au forfait jour n’ont pas d’entretien annuel ni de suivi de leur charge de travail, il nous parait quelque peu prématuré de demander aux salariés de « reconnaître avoir pris connaissance des mesures mises en œuvre pour préserver leur droit à la santé et au repos et visant à préserver l'équilibre entre leurs vies personnelle et professionnelle. »

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Rédigé par CFTC

Publié le 5 Décembre 2016

France 24, 10 ans déjà !

Le 6 décembre 2006, la chaîne française d'information internationale, rebaptisée France 24, commençait à émettre.

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Rédigé par CFTC

Publié le 28 Novembre 2016

 

Le nouvel accord d'entreprise prévoit des allègements de plannings pour répondre à la pénibilité des cycles de travail de nombreux salariés de France 24.

Après avoir successivement promis ces allègements pour avril 2016, juin 2016, octobre 2016 et enfin janvier 2017, la direction se retranche maintenant derrière un vague  « courant 2017 ».

Des annonces floues, souvent contradictoires et qui génèrent depuis des mois stress, incompréhension et colère chez les salariés concernés. 

Malgré la bonne volonté dont les salariés ont su faire preuve depuis deux ans et en dépit des multiples propositions de la CFTC, la direction décide aujourd’hui de repartir d’une feuille blanche en confiant à un cabinet extérieur le soin de remettre à plat l’ensemble des plannings de France 24 !

Pourquoi un tel rétropédalage ? La direction aurait soudainement pris conscience d’un recours trop important aux personnels non permanents (pigistes, intermittents et prestataires), alors que la CFTC n’a cessé de l'alerter sur cette réalité depuis plus de deux ans !


Si l’on se félicite de cette décision de favoriser l’embauche, de nombreuses questions restent en suspens : 

- Pourquoi ne pas avoir pris cette décision il y a deux ans, au début des discussions sur l’allégement des plannings ? La CFTC avait fait à l’époque une proposition en ce sens, mais la direction l’avait jugée trop coûteuse et même irréaliste !

- Que vont devenir les salariés qui travaillent sur des horaires pénibles depuis de longues années et sont aujourd’hui au bout du rouleau ? Après leur avoir promis de diminuer en priorité les vacations pénibles de nuit, de matinale et du week-end, la direction compte-t-elle leur imposer des plannings qui maintiennent les horaires les plus pénibles ?

- Quand pourront-ils bénéficier des jours de réduction de la pénibilité prévus par l’accord d’entreprise pour l'année 2016

- Quid des jours de réduction de la pénibilité pour l'année 2017 ?

- Quand les nouveaux plannings allégés seront-ils enfin mis en place ?

- Comment se feront les nouveaux recrutements ? La direction s’engage-t-elle à faire des appels à candidature pour chaque poste concerné, contrairement aux mauvaises habitudes prises ces derniers mois ?

- La direction a fait appel à un cabinet d’experts afin de revoir l’organisation et remettre à plat tous les plannings. Ce cabinet sera contractuellement engagé pour mettre en œuvre les priorités de la direction. Quelles sont ces priorités ? Combien de temps cette « remise à plat » va-t-elle prendre ?

- La direction va-t-elle un jour communiquer des informations claires et précises à SES salariés ou bien a-t-elle définitivement abdiqué cette responsabilité aux seules organisations syndicales ?


L’amélioration des conditions de travail des salariés ne devrait pas être subordonnée à une quelconque échéance électorale, ni dans l’entreprise, ni au niveau national.

La direction ne semble pas prendre la mesure de la gravité de la situation et la CFTC déplore l’amateurisme et le manque de sérieux dont elle fait preuve sur ce dossier pourtant crucial. 

Après avoir emprunté la voie d’un dialogue social constructif,  la CFTC doit-elle se résoudre à des méthodes plus radicales pour se faire entendre et défendre l’intérêt des salariés ?

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Rédigé par CFTC